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France Mitrofanoff

Il y a ce qu'il fait figure de vitalité, cette énergie à ramener sur la toile un monde entier, un monde qui bien au-delà des représentations dont il se sert met en jeu une géométrie essentielle.

A s’interroger sur ce qui origine le fait de peindre, chaque instant de son travail semble apporter une réponse à la fois différente et toujours plus fortement la même. Il y a ce qu’il fait figure de vitalité, cette énergie à ramener sur la toile un monde entier, un monde qui bien au-delà des représentations dont il se sert met en jeu une géométrie essentielle. Celle qui préside au vivant, donne aux cellules de leur ordre de marche qui permet aux arbres et aux étoiles d’emprunter un même chemin de ligne, forces et directions. Ces arbres, qui ne sont ni d’ici ni de là, poursuivent la métaphore qui s’est toujours développée dans son travail. Ses tableaux même les plus abstraits poussaient  leurs signes au-delà du format, comme on devine aujourd’hui que les branches et les racines s’échappent du tableau. Peinture de geste jetés, poussés sur le calme des verts sombres du feuillage qui recèlent des promesses d’espaces.

(texte Alin Avila)

Tout au long de sa carrière, France Mitrofanoff étudie différents thèmes, ces dernières années elle représente des forêts (la première maison de l’Homme, lieu d’éternité), elle s’est aussi longtemps penchée sur ce qu’elle appel les chantiers, ou encore les labyrinthes. Ces œuvres reflètent une impression d’aisance et de sureté. De plus, la grande énergie de l’artiste transparait à travers ses toiles, traduit par ses couleurs, ses tâches de peintures, giclures. Tout est une question d’harmonie, qu’elle obtient après qu’elle soit parvenue à un certain accord. L’ancienne professeure des Arts décoratifs pose le problème du rapport du monde de l’objet esthétique avec le monde réel.

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