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Jean-Michel Frouin

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Une oscillation mentale pour convoquer. Un recouvrement dialectique pour penser. Une pratique picturale pour réunir ce qui est séparé, la mémoire et la conscience de celle-ci.

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[vc_column_text css= ».vc_custom_1554137643883{margin-top: 20px !important;padding-top: 20px !important;} »]Artiste, à Paris, je peins sur de la toile rayée, grise et blanche, du coutil de sommier.

Le 5 juin 1994 j’ai peint la locomotive Ty2-993, offerte par la Direction Régionale des Chemins de Fer Sud de Cracovie à la Ville de Paris, recouvrant les bandeaux blancs des roues d’une peinture blanche fluorescente. J’ai intitulé cette représentation éphémère : « Das Ende der Welt » (la fin du monde). Le 6 juin recouvert de cette représentation uniquement visible de nuit sous l’effet d’un éclairage en lumière noire, la Ty2-993 a quitté le dépôt de Chabuwka, en Pologne, pour un périple de 2000 km en transport exceptionnel, Cracovie, Katowice, Wroclaw, Leipzig, Erfurt, Darmstadt. Le 18 juin, elle a traversé la France, Strasbourg, Epernay, pour être ensuite installée le 20 juin 1994 au « 91 quai de la Gare », à Paris.

Aucune photographie, aucun film, aucune image n’existe, de cette luminescence. L’oeuvre réalisée porte le nom de TY2. « Ceci n’est pas un monument » seulement une oeuvre d’art. Face à l’évidence physique de TY2, la réponse spontanée est celle du monument. Mais un monument est une réponse partagée alors que TY2 est une question qui ne présuppose pas de réponse. Certes sa taille, son support, son sujet égarent parfois le spectateur. Mais sa forme n’est rendue visible que par la conjugaison mentale des traces qui la composent et des questions qu’elle suscite.

Dans la trame de la représentation, de la mémoire, de la cité, du beau, de la sensation, à chacun d’inscrire sa réponse ou une pièce à ce puzzle sans « e ». Réfléchir aux conséquences de la fracture instruite par « Auschwitz » est véritablement le fond sur lequel se porte toute mon attention. Une réflexion qui m’a amené à construire une forme et un langage par l’articulation picturale d’un paradoxe et de son évidence, celui et celle de recouvrir pour recouvrer. Une oscillation mentale pour convoquer. Un recouvrement dialectique pour penser. Une pratique picturale pour réunir ce qui est séparé, la mémoire et la conscience de celle-ci.[/vc_column_text]

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75013 Paris

06 83 35 42 46[/vc_column_text]

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