COVID-19 : Malgré la crise sanitaire, les Frigos restent ouverts au public aux horaires habituels (8h-17h). Merci de prendre les précautions habituelles dans les espaces communs.
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Plan de construction des Frigos ©Les Frigos

« Paris Rive Gauche »

Pendant longtemps, seules élévations du quartier avec les Grands Moulins et leurs silos, au milieu des voies ferrées, les Frigos se trouvent aujourd’hui au coeur d’un quartier qui se veut moderne et dont la construction bât son plein. Le choix de l’emplacement de la Bibliothèque Nationale de France, à quelques dizaines de mètres, sur cette vaste zone ferroviaire devenue obsolète, a changé radicalement le contexte qu’ont trouvé les occupants dans les années 80.

L’aménagement de l’est parisien, avec la création du Parc de Bercy de l’autre côté de la Seine, la construction de nouveaux immeubles, entre la gare d’Austerlitz et le Boulevard Masséna, avec une forte densité d’occupation, a mis en péril le projet artistique né dans les Frigos. Ne bénéficiant d’aucun classement architectural comme les Grands Moulins, considérés comme une friche industrielle, ils devaient être détruits pour laisser place à des constructions modernes de rendement.

Photographies des Frigos en 1983 et plus anciennes du Pont de Tolbiac.

Sources : Jean Marquis / Gallica.bnf.fr

Grâce à la forte mobilisation au sein de l’APLD91 (« Association Pour Le Développement du 91 quai de la Gare ») et l’association des locataires, en coordination avec les autres habitants du quartier Tolbiac, les calculs destructeurs et irrespectueux ont été revus. Le maintien a été entériné et toute réduction de surface contrecarrée. Notamment l’aile nord des Frigos, où s’expriment une dizaine de créateurs parmi les plus actifs, a été préservée. La construction de l’immeuble entre nous et la Seine (lot M1/A) a créé la rue des Frigos, la nouvelle adresse.

Les Frigos existent encore aujourd’hui grâce aux militants l’ayant soutenu.

Sources : Jean-Paul Réti

Aujourd’hui les Frigos représentent le pôle artistique de l’aménagement urbain regroupé sous le nom de Paris rive gauche, dont l’aménageur est la SEMAPA (Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Paris). Ce nouveau quartier compte notamment un pôle universitaire dont le coeur se situe dans les anciens Grand Moulins réhabilités, flanqués de la halle aux farines également reconditionnée en structure pour les étudiants.